
Quand les pouvoirs nord-africains se mêlent de Tamazight, c’est pour mieux la détruire. La création même de ce HCA (Haut Comité à l’Amazighité) en Algérie en 1995 et de l'IRCAM (Institut Royal de Culture Amazigh) au Maroc en 2001 procède de cette politique machiavélique visant à reporter l’officialisation de la langue de Massinissa aux calendes grecques.
Ainsi, on comprend mieux la défection d'éminents chercheurs dans le domaine amazigh comme le professeur Chaker, à ce colloque qui vient ainsi d’accoucher d’une souris : la recommandation du graphisme Tifinagh comme alphabet amazigh ! Donc, après la monarchie marocaine absolue, c’est au tour du pouvoir assassin véhiculé par son gouvernement virtuel épaulé par les "Imazighens Khobzistes de service" de proposer le Tifinagh qui a, certes, sa place au musée, mais sûrement pas à utiliser pour faire fructifier la recherche en Thamazight.
Une telle recommandation équivaut en réalité à un décret puisque le pays vit encore sous l’état de siège. Le HCA et l'IRCAM, pendant qu’on y est, pourraient même décréter, s’il le désire, l’alphabet hiéroglyphique. Ce ne sont que des instruments des pouvoirs haineux et viscéralement anti-amazigh. Autrement, qu’attendent t-ils pour exiger l’ouverture des chaînes de TV en Tamazight, pourtant promises depuis des années ? C’est pour dire que ce genre de recommandation est caduc. Ce qui est rassurant dans cette histoire c’est qu’aussi bien le HCA, l'IRCAM que leurs patrons (les pouvoirs despotiques algérien et marocain) n’ont aucune crédibilité, ni légitimité auprès des Imazighen, notamment ceux de Kabylie. Pour ces derniers, ce choix a été fait au siècle dernier en adoptant l'alphabet universel car toutes les études montrent qu'il est l'alphabet le plus adapté et le plus à même de permettre l'épanouissement de notre et culture multimilenaires. Il faudrait donc qu’il fasse froid en enfer avant qu’ils suivent cette "recommandation" menant tout droit à l’ethnocide.






